In my daughter’s room is a huge painting she did in high school. I was looking for something on the internet and found a page from her school that featured the painting, so I grabbed it for posterity. It’s a pretty cool painting if I say so myself.

Julia Macaire, février 2011 {JPEG}

 

Une enfant, à peine plus de dix ans, prisonnière dans une peinture aux couleurs froides ; dégradé entre le blanc et le noir ; Derrière un grillage, des poutres de bois et un mur blanc où des traces de gris subsistent à travers celui-ci tels les murs blancs sales d’une prison où la jeune fille inscrit en noir les jours passés à être enfermée tel un animal en cage.
Comment s’est-elle créée ?
Au début, une feuille, dans un ton terre cuite de 1 mètre sur 1 mètre délimité par un cadre. De rapides coups de pinceau dans un effet de léger-tremblé afin de placer les éléments désaxés du centre du cadre, on peut aussi parler d’une composition décentrée. Au début, seul le visage est visible, puis une main en bas à gauche. Les éléments sont placés avec une peinture gris orage en jus lavis semi opaque afin que les couches suivantes ne fassent pas ressentir les essais de composition. Puis un jeu entre la peinture sèche, humide (laissant apparaître le papier-support) et épaisse recouvre le visage, la main, les cheveux de la petite fille. Les cheveux se sont petit à petit détachés en trois parties correspondant à la lumière ou à l’ombre. Le visage lui aussi est divisé en deux faces, l’une est dans les tons proches du gris cendre et l’autre dans un blanc cassé de traces gris pâle. Le nez, la bouche, les yeux sont noirs brut (renforcé plus tard par le côté brillant de l’encre de chine) ou avec un noir aquatique qui renforce quelques ombres. Le col est délimité de blanc et sort du cou et du T-shirt qui sont gris. Les planches sont au nombre de trois et sont positionnées en oblique par rapport au coin pour que la peinture se renferme sur la prisonnière. De plus la main énigmatique de la fille perd tout mystère quand le grillage est crée au dessus de la jeune fille et du fond gris poussière brossé verticalement. Le grillage emprisonne la petite fille et renforce son regard triste, son expressivité rendu brillante par le laqué de l’encre de chine. A l’aide d’une brosse et d’une peinture noire liquide (jus) le décompte des jours nous est donné sur les murs blancs ou les traces de pinceau se croisent. Ces marques sont-elles les siennes ou celle d’autres personnes aussi ? L’encre de chine est aussi utilisée pour ajouter de la brillance dans ses cheveux qui la décoiffent un peu plus.
Pourquoi cette petite fille ?
Un projet rendu intéressant grâce au grillage et à l’idée de la prison et du décompte des jours.
Pour ma signature, en bas à droite caché au milieu du décompte des jours (MJ) c’est simplement pour prouver plus tard à mes amis que c’est bel et bien moi qui ait réalisé ce travail dont je suis fière et triste à la fois.

Julia Macaire, détail, février 2011 {JPEG}
Julia Macaire, détail, février 2011 {JPEG}
Julia Macaire, détail, février 2011 {JPEG}
Julia Macaire, détail, février 2011 {JPEG}
Julia Macaire, détail, février 2011 {JPEG}

JULIA MACAIRE, 1ere ES

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